À Trébeurden, une première journée d’estimations qui a trouvé son public
Montres de famille, tableaux, bijoux, faïences et objets insolites : jeudi 29 octobre, au Manoir de Ti Al Lannec, les particuliers sont venus nombreux avec leurs trésors.Pour leur première journée d’estimations à Trébeurden, les commissaires-priseurs Maîtres Florence Berdou et Eugénie Le Graët, de Bretagne Enchères, basée à Rennes, n’ont pas pu recevoir tout le monde.
Parmi les découvertes, une assiette en faïence de Quimper, ornée d’un poulpe et attribuée à Mathurin Méheut. Son décor ne semble pas répertorié. « Je pense que c’est une pièce unique, ou en tout cas réalisée à très peu d’exemplaires », confie l’une des commissaires-priseurs. Estimée entre 400 et 600 €, elle pourrait réserver une surprise aux enchères.
« Le but, c’est de créer un coup de cœur »Autre curiosité : un miroir apporté par une famille et qui intrigue Florence Berdou. « Il pourrait s’agir d’un miroir de Line Vautrin », explique-t-elle. Mais son style diffère des créations habituelles de l’artiste. Des recherches seront nécessaires pour déterminer s’il s’agit d’une œuvre authentique ou d’un miroir dans le goût de Line Vautrin. La différence est de taille. Dans le premier cas, sa valeur pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Jean-Luc Martin, expert en horlogerie, évoque une montre Omega héritée par un particulier qui en ignorait la valeur. Estimée entre 800 et 1 200 €, elle fait partie des montres qu’il a retenues pour une prochaine vente.
Face à l’affluence, Bretagne Enchères envisage de revenir à Trébeurden.
Au-delà des estimations, Florence Berdou insiste sur l’importance de « bien transmettre » les objets. « Le but, c’est de créer un coup de cœur aussi chez un particulier acheteur qui va vouloir porter le bijou plutôt que ça reste dans un tiroir. »
Une façon de donner une seconde vie aux objets de famille, en leur trouvant de nouveaux propriétaires qui sauront les apprécier.
Article de Christine Le Ligné, Le Télégramme. Octobre 2026.