Exceptionnel bassin en argent. Le corps de section rectangul - Lot 86

Lot n° 86
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Estimation :
3500 - 5000 EUR
Exceptionnel bassin en argent. Le corps de section rectangul - Lot 86
Exceptionnel bassin en argent. Le corps de section rectangulaire à angles concaves est bordé d’une frise de godrons et repose sur quatre pieds fondus et rapportés sur une ceinture de filets, à volutes feuillagées surmontées de bustes de maures enturbannés. Le corps renflé est ceinturé d’un décor repoussé et ciselé sur fond amati alternant fleurs en forme de cloche à pistil en grappe et lambrequins. Des feuilles d’eau couvrent les arêtes des angles. Sur les petits côtés: deux anses latérales à bouton fileté fixées de part et d’autre de mascarons ou satyres fondus et rapportés. Des armoiries sont gravées au milieu de l’un des grands côtés dans un écu ovale assorti de cuirs découpés timbré d’une couronne comtale: parti au 1, d’azur à un quintefeuille d’argent percé du champ accompagné de trois croissants d’argent posés 2,1 (armoiries possibles Le Dall de Kéréon, Bretagne), au 2, d'argent à l’arbre arraché de sinople le fût accolé d'un serpent tortillant. Cassure à une anse, petits chocs, accidents, traces de soudures, réparation visible dans un angle (petite plaque). Morlaix, François de Saint - Aubin (orfèvre à Brest puis à Morlaix) et Claude Cornen (reçu maitre à Landerneau en 1725 et établi à Morlaix en 1726), vers 1730 - 1734 (poinçons de charge et de décharge en usage entre 1733 et 1747) – Long. 27 cm; Larg. 18 cm; Haut. 9,5 cm; Pds 904 g. Cet objet exceptionnel tant par la rareté de sa forme et de son décor que par l’histoire de sa fabrication révélée par les poinçons dont il est pourvu, pourrait être un ancien élément de surtout de table. Réalisé à Morlaix, il a la particularité d’être marqué de deux poinçons d’orfèvres morlaisiens en plus des poinçons de charge et de décharge répertoriés approximativement pour la période 1733 - 1747. Plusieurs hypothèses sont possibles: - L’objet fut - il commencé par François de Saint - Aubin qui le laissa inachevé à sa mort en 1730 et poursuivit par Claude Cornen, reçu la maîtrise cinq ans avant, en 1725 ? - Les deux orfèv
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